jeudi 9 mai 2013

Roumanie: le château de Peles, résidence royale


Construit entre 1873 et 1883, le Château de Peleș (Castelul Peles) est situé à Sinaia, station balnéaire de Tansylvanie au nord de Bucarest. Initialement, le château est utilisé comme résidence d'été pour la famille royale. En 1914, il voit la mort du roi Charles Ier (Carol I) et accueille ses funérailles. Il est également la demeure du roi Michel Ier (Mihai I) avant son abdication en 1947.
Après cet événement, l'ensemble du site de Peleș, à l'exception du château lui-même qui est destiné au tourisme, devient, pour une courte période, un lieu de création et de détente pour les personnalités culturelles roumaines.

Durant les dernières années du communisme, Nicolae Ceaușescu fait fermer l'ensemble du site. Les seules personnes acceptées se limitent alors au personnel d'entretien, sévèrement contrôlé, et à celui de la sécurité. Le site est ainsi déclaré secteur d'intérêt pour le protocole d'État.Après la révolution roumaine de 1989, le châteaux de Peleș est réintégré dans les circuits touristiques.En 2006, l'État roumain reconnaît la propriété du château à l'ex-souverain de Roumanie, le roi Michel, qui reprend possession de celui-ci le 16 juin 2008. Peleș reste néanmoins ouvert au public en tant que musée.Le Château de Peleș abrite l'une des plus importantes collections de peintures en Europe, regroupant près de 2.000 tableaux.Une centrale électrique qui a été construite sur les rives de la Peleș, fait que le château soit le premier d'Europe à disposer de l'électricité. 

Dans un article dédié aux anciennes résidences royales qui sont ouvertes au public et rassemblant les zones du Royaume-Uni, le Portugal, Hongrie et Roumanie,le journal français le Figaro estime que Peles est un endroit ,,spectaculaire''.

Vue aérienne du château de Peles













Statue du roi Carol I.




Roumanie: 136éme anniversaire de la Déclaration d'Indépendance

Le 9 mai 1877, Mihai Kogalniceanu proclame l'Indépendance de la Roumanie vis - à - vis de l'Empire ottoman.

Cette proclamation fait suite à la défaite de l'Empire ottoman face à la Russie dont la Roumanie était l'alliée. Une nouvelle constitution est rédigée et entrera en vigueur le 1er juin 1877.


L'indépendance sera reconnue par le traité de Berlin signé le 13 juillet 1878.

Affiche commémorative

Roumanie: Constantin Brancusi, le maître de l'abstraction sculpturale


Constantin Brâncuși, souvent désigné en français par son seul nom de famille écrit sans signes diacritiques Brancusi, né le 19 février 1876 à Hobița dans le județ (département) de Gorj, et mort le 16 mars 1957 à Paris, fut l'un des sculpteurs les plus influents du début du xxe siècle. Il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste et ayant ouvert la voie à la sculpture surréaliste ainsi qu'au courant minimaliste des années 1960.

 

Brâncuși photographe
L'atelier de Brâncuși sera lui-même une œuvre d'art à part entière. L'artiste expose dans son atelier. Chaque œuvre occupe une place bien définie. Déplacer une seule de ces œuvres serait pour lui rompre l'harmonie qui règne dans ce lieu. C'est pourquoi les photographies prises par l'artiste dans son atelier sont un apport inestimable pour la compréhension de son œuvre.

Œuvres principales
  • Le Léopard Des Anges, 1922, écorces de pin 
  • Colonne sans fin, 1937, fonte 
  • Phoque II, 1943, marbre et pierre 
  • Portrait de Madame L. R., 1917, bois. 
Plusieurs musées rassemblent des collections importantes :
  • le Musée d'art moderne de New York 
  • le Cabinet Brâncuși, le Musée d’Art de Craiova, Roumanie 
  • le Musée Wilhelm Lehmbruck de Duisbourg 
  • le Musée d’Art de Târgu Jiu, Roumanie 
  • le Musée Peggy Guggenheim, Venise, Italie 
  • le Musée Solomon R. Guggenheim, New York 

On peut admirer aussi l'atelier de Brâncuși au Centre Pompidou à Paris ou à Târgu Jiu en Roumanie, où se trouve un parc avec trois de ses plus importantes créations (la Colonne sans fin, la Porte du Baiser, la Table du silence) ou le Musée d'Art de Craiova.

Au cimetière du Montparnasse à Paris, où Brâncuși est enterré, on peut voir dans une autre partie du cimetière Le Baiser, une de ses sculptures qui est une des œuvres les plus célèbres de cette nécropole, sur la tombe de Tania Rachevskaïa.

Une des œuvres principales de Brancusi est « Oiseau dans l'espace ». Elle est constituée de plusieurs pièces. La volonté du sculpteur était de récréer l'envol d'un oiseau. Cette série a débuté avec la Maïastra qui fut l'idée première de la série « Oiseau dans l'espace ». Il associe le vol et son contraire en souhaitant représenter « l'essence du vol »: « Je n'ai cherché pendant toute ma vie que l'essence du vol » Cette série prendra 32 ans de sa vie (de 1919 à 1941). Après 27 pièces de marbre et de bronze, le sculpteur termine sa série en 1941. « J'ai voulu que la Maïastra relève la tête sans exprimer par ce mouvement la fierté, l'orgueil ou le défi. Ce fut le problème le plus difficile et ce n'est qu'après un long effort que je parvins à rendre ce mouvement intégré à l'essor du vol ».

Très tôt, les sculptures de Brancusi ont suscité de nombreuses critiques. Dès sa première exposition à New York en 1913, l'artiste est confronté à de multiples appréciations incongrues telles que « Un œuf dur sur un morceau de sucre » ou bien « un descente d'égout accouplée à une cotte de mailles ». La raison de ses critiques n'était autre que la démarcation et l'abstraction des œuvres de l'artiste et ne correspondaient pas à la notion de l'esthétique, telle qu'elle était admise en 1926. En effet, l'épure très poussée ainsi que les variations avec lesquelles il travaille dérangent quelque peu les conceptions traditionnelles de la sculpture. Il change ses œuvres de socle, position, lieu et les photographie, de sorte qu'il travaille aussi en mettant en relation ses sculptures avec le domaine de l'image pour faire jaillir d'elles quelque chose de nouveau à chaque entreprise (lumière et espace deviennent ainsi des enjeux importants). Si certains se rient du Roumain, lui n'en tient pas compte et œuvre avec foi sur ces projets éminemment modernes dont l'accomplissement, de par leur lisseur polie et leur allure abstraite, semblent tenir de l'absolu.

La Colonne sans fin (1937)

Au sujet de la Colonne sans Fin:

La Colonne sans fin (ou Colonne de l'infini) (roumain : Coloana fără sfârșit ou Coloana infinitului) est une sculpture créée par Constantin Brâncuși et inaugurée à Târgu Jiu (Roumanie) le 27 octobre 1938.

Cette sculpture, fondée sur le symbolisme de l'axis mundi, a été fabriquée pour honorer les jeunes Roumains morts lors de la Première Guerre mondiale contre l'Allemagne. C'est une œuvre stylisée faisant référence aux piliers funéraires utilisés dans le Sud de la Roumanie.

Dans les années 1950, le gouvernement communiste roumain a considéré l'art de Brâncuși comme étant un exemple de sculpture bourgeoise et avait donc planifié sa démolition. Ce plan n'a finalement jamais été exécuté. L'œuvre a été restaurée de 1998 à 2000 grâce à une collaboration du gouvernement roumain, du Fonds mondial pour les monuments, de la Banque mondiale ainsi que d'autres groupes roumains et internationaux.

La colonne sans fin fait 29,33 mètres de haut et est composée de 17 modules en forme de losange fait de modules en fonte.

L'œuvre d'art fait partie intégrante des armoiries de Târgu Jiu.

Sources: Wikipédia