mercredi 7 mars 2012

L'étoile du football roumain: FC Steaua Bucuresti


Le football tient une place très importante dans le coeur des roumains. On ne compte pas moins de quatre clubs de la capitale en Liga I alors que notre ligue 1 ne compte qu'un club parisien....

Mais il en est un qui ne laisse pas indifférent: le Steaua Bucuresti, le club le plus titré de Roumanie.

Créé en 1947, il est une émanation du club omnisports de l'armée roumaine le CSA Steaua Bucarest. Le club qui ne s'appelle pas encore FC Steaua Bucuresti, remporte son premier titre de champion de Roumanie en 1951. S'en suivront 22 autres, dont le dernier en 2006. C'est en 1962 que le club prendra son nom actuel. Mais le plus haut fait d'arme du club reste sa victoire en 1986 en Coupe des Clubs Champions face au FC Barcelone. Parmi les héros du 7 mai 1986, on trouve un certain Laszlo Bölöni, bien connu des amateurs de foot français et Helmuth Duckadam, l'actuel président du club.
Fișier:Steaua.svg

Le palmarès du club est impressionnant:
* 23 titres de Champion de Roumanie;
* 21 Coupes de Roumanie et 7 finales
* 5 Supercoupes de Roumanie et 3 finales
* 1 Ligue des Champions (1986) et une finale (1989)
* 1 Supercoupe d'Europe (1986)
* 1 Finale de Coupe Intercontinentale (1986)






Surnommés Ros-albastrii, en raison de leurs couleurs (rosu, rouge et albastru, bleu), le club est entraîné par Ilie Stan depuis le 30 septembre 2011 qui avait évolué dans le club des années auparavant. Depuis l'arrivée de Stan, les résultats du club se sont nettement améliorés.

Parmi les autres personnages pittoresques du club, voire de toute la Roumanie, citons George Becali dit Gigi Becali, actionnaire du club. Homme d'affaires, homme politique, homme controversé, très croyant, il ne laisse pas indifférent. Parmi les nombreuses anecdotes le concernant: il a fait interdire à l'équipe d'entonner l'hymne "We Are the Champions", sous prétexte que son auteur, le chanteur de Queen Freddie Mercury, était "un homosexuel, donc un fou".
Même si vous ne comprenez pas le roumain, cherchez une vidéo avec Gigi Becali sur YouTube, cela vaut le détour.

Pour la saison actuelle, et à ce jour, le club est classé 4ème avec 35 points, à 8 points du leader, le Dinamo Bucarest, éternel rival. Le Steaua était qualifié en Europa League mais son parcours a été prématurément stoppé par le FC Twente en quarts de finale. 

CLASAMENT
STEAUA 1
ECHIPAMGM-GPP
1.FC DINAMO1934-1043
2.CFR 1907 CLUJ1938-1442
3.FC RAPID1931-1838
4.FC STEAUA1924-1435
5.FC VASLUI1930-1833
6.OTELUL GALATI1917-1531
7.PANDURII1930-2030
8.U CLUJ1925-1929
vezi tot clasa


Comme tous les grands clubs, le Steaua possède ses groupes de supporters. D'après une étude réalisé en juin 2007, le Steaua Bucarest est le club de football le plus populaire de Roumanie (42%), suivi par le Dinamo Bucarest (12%) et le Rapid Bucarest (9%). La majeure partie des supporters du Steaua est à Bucarest, particulièrement dans les quartiers voisins du Stade Ghencea, qui couvrent toute la moitié sud de la capitale roumaine. Le club possède également un grand nombre de fans à l'intérieur du pays mais aussi à l'étranger grâce aux émigrés roumains.

Le mouvement Ultra du Steaua commença en 1995 avec la formation de l'Armata Ultra (AU), le premier groupe d'ultras organisés de Bucarest et le deuxième de Roumanie, après le Commando Viola Ultra Curva Sud du Politehnica Timisoara Le groupe augmenta rapidement le nombre de ses membres mais fut dissous en 2001 à cause de problèmes internes.

Actuellement, il existe divers groupes, situés en tribune nord (appelée Peluza Nord) : Sharks Ferentari, Tineretului Korps, Titan Boys, Nucleo, Gruppo Tei, Skins Berceni, Insurgenții, Armata 47, Ultras Colentina, Gruppo Est Voluntari, Triada, Roosters ou en tribune sud (Peluza Sud) : Ultras, Stil Ostil, Glas, Vacarm, Banda Ultra.
Peluza Sud
Stade Ghencea


Pour en savoir plus:
* site du Steaua (en anglais):  http://www.steauafc.com/en/ 
* site des supporters du Steaua:  http://www.fcsteaua.ro/ 
* blog d'un supporter du Steaua:  http://peluzasudfcsb.blogspot.com/

lundi 5 mars 2012

La langue roumaine (I)



La langue roumaine (limba româna) est une langue latine, romane comme le français, l'espagnol ou l'italien. Tout comme les Gaulois, les Daces, les premiers habitants de la Roumanie, ont été soumis par l'Empire romain. Et malgré les vicissitudes de l'histoire, les principautés de Valachie et de Moldavie et plus tard la Roumanie ont su garder cette langue latine.  C'est pourquoi, nous pouvons dire que les Roumains sont nos cousins au même titre que les Espagnols ou les Italiens.

Pour vous en rendre compte, je vous propose la traduction en roumain du texte ci - dessus:
Limba Romana este o limba latina, romana ca limba franceză, spaniolă sau italiană. La fel ca galii, dacii, locuitorii timpurii din România, au fost prezentate de cătreImperiul Roman. Şi, în ciuda vicisitudinilor istoriei, principatele Valahia şi Moldova şi mai târziu România s-au păstrat limba latină. Prin urmare, putem spune că românii sunt rudele noastre, precum şi spaniolă sau italieni.
On retrouve dans la langue roumaine des mots d'origine slave, hongroise, turque et allemande suite aux différentes invasions (bulgares et turcs) mais aussi implantations (saxons). Mais la majeure partie du vocabulaire est d'origine latine. Vocabulaire ainsi que construction. Quelques restes de déclinaison mais rien de bien méchant en comparaison du latin ou de l'allemand!!
La place du roumain dans la famille des langues romanes (source: Wikipédia)

Le roumain est parlé par 26 millions de personnes environ, dont 20 millions en Roumanie (où le roumain est langue officielle et, conformément aux données du recensement de 2002, langue maternelle de plus de 90% de la population). Le roumain a le statut de langue d’État en République de Moldavie, où il porte le nom de moldave, étant la langue maternelle de 80% de la population. Il est aussi l’une des six langues officielles de la Province autonome de Voïvodine (Serbie). Le roumain est également langue officielle ou administrative dans quelques organismes internationaux, tels l’Union Latine et l’Union Européenne.

Le roumain s’est formé à la suite de la conquête de la Dacie (actuel territoire de la Roumanie) par les Romains, au 1er siècle après J.-Ch. Le territoire où il s’est formé est controversé. Certains affirment que c’est au sud du Danube et en Dacie, d’autres que c’est seulement au sud du Danube. De toutes façons, le substrat du roumain est le thraco-dace, langue indo-européenne qu’on ne connaît guère. Il y a un certain nombre de mots en roumain considérés comme provenant de cette langue: ce sont ceux dont on ne sait rien, sauf qu’ils sont commun avec l’albanais, langue dont l’origine est l’illyrien qui est apparenté au thraco-dace. Quelques mots de ce genre: barză « cigogne », brad « sapin », viezure « blaireau » (l’animal), copil « enfant ».

Le fonds lexical principal provient du latin : les noms des parties du corps (cap « tête », deget – « doigt », mână « main »), des jours de la semaine (luni, marţi, miercuri, joi, vineri, sâmbătă, duminică), câine « chien », pâine « pain », apă « eau », a mânca « manger », a veni « venir », etc.

Sur le substrat daco-romain viennent s’ajouter diverses influences, dont la plus importante est celle du slave ancien. Beaucoup de mots proviennent de cette langue : plug « charrue », lopată « pelle », brazdă « sillon », etc. L’influence slave se poursuit par l’église, la religion des Roumains étant le christianisme orthodoxe et la langue de l’église étant le slavon.

D’autres influences, plus tardives, par ordre chronologique, sont celle des langues slaves modernes (bulgare, serbe, ukrainien), du hongrois, du turc, du grec, etc.

On n’écrit pas en roumain jusqu’au 16e siècle à peu près. Le premier document connu en roumain est une lettre, celle de Neacşu de Câmpulung, adressée à un marchand de Braşov. Des textes religieux suivent, puis la Bible. Tous cela est écrit avec l’alphabet cyrillique.

Au 19e siècle, les intellectuels roumains s’orientant vers l’Occident, surtout aux environs de la révolution de 1848, les langues romanes occidentales, surtout le français, exercent une très grande influence sur le roumain. On estime que 38% du vocabulaire du roumain standard provient du français et de l’italien: birou « bureau », pireu « purée », avion, a exploata « exploiter », deja,vizavi (écrit aussi « vis-à-vis »), etc. Si on prend en compte les mots hérités du latin, les mots savants du latin et les emprunts aux langues romanes, on arrive à un total de 75 à 85% de mots roumains d’origine latine.
(Source: Projet Babel.org)

                                                            A suivre...

jeudi 1 mars 2012

Aujourd'hui c'est Mărţişor... C'est l'arrivée du printemps pour les Roumains.


Chaque année avant le 1er Mars, les rues des villes roumaines sont envahies par des marchands ambulants de fleurs de toutes les couleurs, objets décoratifs, fils tressés rouges et blancs et de mărţişoare - de petits pendentifs porte - bonheur que les hommes offrent aux femmes le premier jour du printemps. Les légendes liées à l’apparition du Mărţişor sont très anciennes et très diverses.


L’origine du mot “Mărţişor ” vient du latin et fait référence au mois de mars. Tout aurait commencé à l’époque des Daces, lorsque les parents offraient aux enfants une pièce de monnaie que les petits attachaient au cou ou à la main. Le matériau dont était faite la pièce (or, argent ou bronze) montrait la catégorie sociale de la personne qui la portait. On y attachait également un fil tressé de laine ou de chanvre rouge et blanc. Selon la tradition, la pièce était censée porter bonheur tout le long de l’année à son propriétaire et le protéger du mal et de la maladie. Les deux couleurs symbolisaient, elles, la lutte entre le bien et le mal ou entre la vie et la mort.

Les mărţişoare apportent donc du bonheur et de la chance. Le rouge est également considéré comme le symbole du printemps qui arrive, le blanc de l’hiver qui s’en va. Pour d'autres, le rouge symbolise l'amour et le blanc la fatalité et le destin.